13/05/2009

l'anglanto


Puisque plus rien ne concerne "que certains" et que tout concerne "tout le monde", constatons la nécessité évidente de pouvoir disposer d'une langue universelle qui permet à tous d'établir relation avec le plus grand nombre pour gérer ensemble ce qui tous nous concerne.

Ainsi le spectre de la tour de Babel amena Zamenhof à créer l'Esperanto qui devait remplir cette mission.

Comme dans un projet de jardin parcourus par des sentiers théoriquement justifiables, l'Art du concepteur après quelques temps est dépassé par le vécu quotidien des humains qui le parcourent. Et de constater que beaucoup de chemins ne furent que très peu empruntés, alors que d'autres - malgré barrières et interdictions - ont pris vie.

Aujourd'hui plus qu'avant est venu le temps de reconnaître à Zamenhof le mérite d'avoir au travers de la construction d'une langue universelle lancé en son temps l'idée d'un interface linguistique commun qui - sans aucunement concurrencer les langues maternelles, usuelles locales, ... - permet à tous d'entrer partout en relation avec tous. Même si l'Esperanto ne sera pas cette langue là !

Car cet Esperanto aujourd'hui il existe : c'est l'Anglanto.

Cet Anglais "sans fautes" (puisque chacun le parle à sa façon) qui permet maintenant à l'isolé et au petit - et plus seulement aux "grands" - de se faire comprendre où qu'ils aillent, n'est plus l'Anglais de l'Angleterre, ni celui des USA, ni le drapeau des conquérants ou des colonialistes ...

L'Europe "gagnerait des millions" si une fois pour toute elle officialisait ce qui déjà est le cas, à savoir l'Anglanto comme langue "administrative" officielle. Ce qui lui éviterait d'ajouter à son staff autant de bataillons de traducteurs et interprètes qu'il y a d'États membres. Elle gagnerait surtout en cohésion, efficacité, souplesse pour ce qui concerne sa gouvernance et sa gestion, son accessibilité.

Indépendamment de l'usage des trois langues nationales qui est le fait de ses citoyens, que de problèmes humains seraient simplifiés voire inexistants si partout s'installait l'Anglanto comme langue administrative "passerelle".


Rien que de le dire - une fois de plus (je ne suis pas le premier !) - un "Monde à facilité linguistique universelle" dérange les susceptibilités nationalistes, alors que telle proposition en rien n'entrave en quoi que ce soit l'organisation et la répartition des compétences entre États, Régions, Provinces et Communes, ... présents, à venir ou en fin de parcours.

Y auront tous gagné les Humains dont elle ont charge de gestion.

080819