12/12/2009

croire ou ne pas croire


en une intelligence suprême est affaire de méthode ... et ensuite de morale.
A chacun de choisir la sienne et d'en changer si cela lui semble utile, nécessaire.
C'est là où je situe la notion de Liberté.

Croire en Dieu est un postulat.
Jamais croyant ne pourra convaincre non-croyant du contraire. Et jusqu'ici jamais non plus l'Univers n'a donné preuve de son existence ou non. C'est donc affaire de "foi" qui est respectable. Et suivre une morale y attachée - par définition Amie de l'Homme qu'il a créé - point ne me dérange.

Ne pas croire aux dieux (si j'observe ceux qui "croient", il n'est pas qu'un seul Dieu !) est autre postulat.
Il procède de l'Homme qui en lui possèderait une "trace ADN" qui le relie à l'ensemble et lui permettrait - modestement il est vrai - de chercher à comprendre par lui-même, par sa raison toujours chancelante selon la méthode d'observation dite scientifique, par définition jamais aboutie. En fonction de ses découvertes et connaissances, à lui dès lors de se fixer lui-même sa morale de vie.
Cette démarche aussi me semble respectable.

Jusqu'ici point d'empêchement que croyants et non croyants se reconnaissent en Frères.
Leurs ennemis seraient à trouver en ceux qui n'accepteraient pas qu'ils puissent vivre en croyants, en non-croyants, ni changer de croyance ; en ceux qui leur interdiraient de choisir leur morale de vie.

Comment "vivre ensemble" - malgré nos différences parfois fondamentales - me semble dès lors bien moins compliqué que de tenter la quadrature du cercle "foi ou athéisme".

Puisqu'il s'agit ici, pour chaque Communauté, de définir elle-même - dans le respect des minorités qui la compose - quel est le socle commun les règles indispensables (toujours en évolution) qui permettent le mieux de vivre ensemble en "Frères humains" de façon respectable et constructive.

Ceci est donc démarche politique que je nomme "démocratie". Un idéal lui aussi inaccessible, mais vers lequel on peut tendre. Quitte à ce que partout où on dit l'appliquer, ce n'est que faux-semblant toujours à refaire.