19/10/2010

La Belgique est morte ... Vive la Belgique !


Morte la Belgique des Papas bourgeois francophones et nostalgiques ?
Morte la Belgique des Grands-Pères flamands ouvriers exploités et humiliés ?
Assurément !

Morte une Belgique des travailleurs exploités par la Finance ?
Morte une Belgique de demain qui s’évaporera vers plus l’État "Europe" et de Régions plus proches de ses habitants ?
Pas pour autant ! Ou du moins pas encore ...

Mais ...

Plus que jamais fâchée la foule des humains qui doivent y vivre ensemble et partager, y vivent ensemble de façon sympa et enrichissante, qui aiment à s’y           échanger et s’échanger …

Plus que jamais courroucée la foule des exploités contre les exploiteurs …

Plus que jamais exaspérée la foule des trompés et des usurpés par des prêcheurs « de bien-être », de « meer welzijn », pour leur seule petite église, pour "leurs" entreprises et "leurs" euros encoffrés …

Plus que jamais criante la foule docile de Wallons, de Bruxellois et de Flamands qui aimeraient que l’on s’intéresse enfin à leur mieux-vivre.

Toutes les méthodes tripotées en chiffres étant épuisées, revenons-en à l’essentiel : "Bien vivre entre nous" !
Ceci en tentative « pour mieux vivre entre nous » à l’échelle européenne, et qui sait, à l’échelle mondiale.
Voilà le défi incontournable de « l’entité Belgique ». Premier Territoire qui - après avoir été libéré de toutes les hérésies guerrières armées et financières – est confronté au défi de se libérer des hérésies guerrières économiques et financières.

Encore PLUS d’armée européenne, encore PLUS d’économie européenne … jusqu’à plus aucune guerre armée et qui sait plus aucune guerre économique … un jour ...

Rien ne nous interdit de rêver en humain et d’agir en conséquence. D’envisager la croissance « ensemble » plutôt que de se voler les uns les autres.
PLUS d’humanité au niveau des communes, des régions … Finies les logiques revanchardes du rattrapage, de la menace et de la peur, des caricatures racistes et dogmatiques.

Si ses citoyens se ressaisissent pour un jour voter pour ceux qui les représentent et non les manipulent, il est permis d’entrevoir une « Belgique Étape » où l’économie déplacera ses frontières vers plus large, où être soi ne sera plus un problème de définition obligée d’appartenance culturelle et / ou linguistique, où se marier entre nous et avec d’autres fera que notre petit Pays n’aura pas à devoir divorcer de ses pouvoirs schizophréniques, mais bien à mieux réunir ses citoyens dans le respect de leurs différences.

Et Bruxelles dans tout cela ? En avant-garde des autres Régions ? Les Bruxellois le souhaiteraient-il que déjà ils sont en plein dedans ! A eux sans tarder de structurer mieux leur nouveau mode de vie. Ne fut-ce que pour pouvoir l'expliquer aux autres qui ne savent pas.

Créer des frontières et souffler des ponts est ce qu’il y a de plus facile à faire. Jusqu’au jour où par manque d’oxygène il faudra bien détricoter les unes et reconstruire les autres.

Des « anciens belges pas si vieux que ça » ont régionalisé, communautarisé, embastionné… dans une logique nostalgique de facilité qui, si elle persistait, conduira à diviser les territoires jusqu’à « caveau familial ». Alors qu’il serait tellement plus simple et humain d’incinérer les nostalgiques, les frustrés, les exploiteurs, les manipulateurs, les usurpateurs et les vendeurs de rêves qui ne conduisent qu’à cauchemars enchevêtrés.

Nullement royaliste je vais en surprendre plus d’un en terminant par « Vive le Roi » !
Tellement Albert II par sa maîtrise et son silence – le sait-il lui-même – incarne ce symbole du citoyen qui de fausse télé-réalité du dimanche en match de catch à vingt essaye de comprendre les plus tordus des arguments, mais dont le bon sens parfois profondément enfui dans ses tripes lui dit que depuis des décennies nous avons suivi la mauvaise voie du passé, et qu’il est grand temps de rendre la barre à l’humanité des cœurs.

Belgikske créative ! Une nouvelle fois de la créativité à revendre elle en a fait preuve ! A elle dorénavant d’investir celle-ci dans l’humain plutôt que dans son détricotage.

Villages plus humains, dans des régions plus humaines, dans une Europe plus humaine, dans un Monde plus humain ...
Voilà notre vocation de « petits belges » dans ce « Belgikse Nikske » qui est tout à la fois.