27/01/2011

gouverner n'est pas recherche scientifique


La Belgique désarmée ne sort pas de la crise, alors que dès le départ le ver était dans le fruit.

Par l'immobilisme d'un côté et l'exaspération montante de l'autre, tous nous avons hélas / enfin accepté de nous rendre otages du postulat de la dernière chance : pas de gouvernement si pas d'accord préalable sur la restructuration de l'Etat.

Gouverner veut dire gérer au quotidien avec une vision d'avenir rapprochée (je ne dis pas "du bout du nez"). Cela se compte en € et $. On réparti au mieux en fonction de sa tendance politique, économique et sociale. On utilise des outils de gestion, on ne s'y prend pas pour le moteur.

Mais en quoi repenser l'avenir d'un peuple et de ses composantes doit-il être tributaire de la gestion d'un Etat en temps réel immédiat ? En quoi le management doit-il être suspendu avant que ne sorte des laboratoires le nouveau produit miracle d'après-demain ?

La NVA n'est pas la faute mais le symptôme d'une erreur usurpée par un nationalisme flamingant toujours à l'affût.
L'erreur vient des partis dits démocratiques d'avoir été incapables d'en discuter sérieusement entre eux, voire plutôt de se chercher noise plutôt que d'affronter le problème en sa juste dimension.
Comment est-t-il possible qu'on socialiste SP se sente mieux en fréquence avec le socialisme mondial plutôt qu'avec un socialiste SP-a ? Et ainsi pour tous, hormis les Verts qui - moins compromis (?), moins institués, plus jeunes - ont ré-découvert la normalité d'être verts "ensemble même si" ...

Johan Vande Lanotte a jugé incontournable de réunir des scientifiques et technocrates en matière de finances pour appeler un chat un chat. Il lui aura fallu trois semaines pour réaliser ce qui jamais ne fut fait en des décennies !

Ne serait-il pas temps d'en faire de même pour étudier les besoins des citoyens présents et à venir ?
Je dis bien "citoyens" et non Wallons, Bruxellois et Flamands ce qui déjà est regroupement orienté issu d'un passé dépassé.

Commanditons aux scientifiques de tout poil des hypothèses et thèses nous permettant d'élaborer projets d'adaptations et réformes qui alors seulement deviendront propositions politiques soumises à élection !

Trop tard pensais-je : "depuis belle lurette nous avons raté l'occasion"".
Depuis aujourd'hui la case départ qui ne débouchera que sur d'autres faux départs me permet de formuler ce retour à plus de Sagesse.
Libérons-nous de la situation d'otage dans laquelle nous nous sommes tous enfermés et gouvernons le pays.

Quant à sa restructuration de l'Etat Belgique, libérons son étude des marchands de voix et confions celle-ci à des personnalités en ce domaine bien plus compétentes, publions leurs hypothèses et thèses. Après quoi - et alors seulement - il appartiendra aux Politiques de se les approprier et (si encore nécessaire ?) de défendre chacun la sienne selon la procédure démocratique.

Démocratie exige au départ bonne méthode, oui ! Faut-il encore qu'elle soit intelligente et donc parte de l'Humain qui est le seul vrai moteur de toute vie sociale.