18/01/2011

la démocratie est le moins mauvais des systèmes


Voilà qui ne veut rien dire !!!

La démocratie se reconnaît par des élections libres et la formation d'un gouvernement temporaire qui regroupe une majorité simple d'élus prêts à gérer ensemble tous les administrés me semble déjà meilleur énoncé. Le compromis est inhérent à la démocratie.
Malheur à une majorité absolue qui pour son temps très vite oubliera qu'elle gère d'autres.

Une démocratie évoluée se remarque par une majorité "du plus grand nombre" soucieuse de garantir aux minorités de vivre leur différence jusqu'où cela ne nuit pas à l'ensemble. Elle évite donc d'interdire et préfère tempérer pour le temps que dure sa juridiction.

La démocratie n'est qu'une. Même si selon l'endroit, ses électeurs et le niveau de Pouvoir concerné elle peut engranger des formes et structures de gestion différentes toujours révisables.

Dire qu'il y a des démocraties "différentes" est un raccourci manipulatoire. On adhère à la démarche démocratique, ou on ne l'est pas.

L'alternance est un marché entre tendances rivales. Être le "premier parti" est un terme sportif sans autre signification. Seule compte la majorité qui se fédère.

Le compromis inhérent à la démocratie est par définition "fédérateur". Il consiste à construire ensemble ce qui pour tous est utile, nécessaire et prioritaire, en se préservant des pressions autoritaires en les dénonçant, jamais en négociant avec elles.
Adapter les structures, réunir ou décentraliser, est mission permanente qu'implique une bonne gestion.

Une entreprise n'a rien de démocratique puisqu'elle est gérée par la force de l'argent et de la "concurrence".
Faire en sorte qu'on n'y oublie pas les intérêts des "soumis" qui y œuvrent relève donc à juste titre d'un "combat" syndical.

Un parti quel qu'il soit mène à juste titre un "combat" pour promouvoir des thèses qu'il croit utiles, efficaces et justes.

Une fois l'équipe formée entre partis toujours antagonistes, la direction du pouvoir mis en place devrait revenir non pas à un "vainqueur" mais à des Hommes d'État fédérateurs reconnus comme capable d'équidistance au-dessus de tous les Partis.
Accorder la fonction de fédérateur à un chef de parti, donc un chef de guerre, donc à un "vainqueur" d'élection me semble notion moyenâgeuse et signal antidémocratique.

Fédérer est un métier différent qui demande d'avoir large connaissance, maturité et longue pratique de la démarche démocratique.

Le miracle démocratique - vision idéaliste vers lequel tous nous devrions tendre - est celui où n'existent ni combats, ni factions rivales, et où se sanctionne par un vote libre une équipe qui rassemble plus qu'elle ne divise, dont la personnalité médiatrice centrale ressemble le plus à modestie, présence et disponibilité,écoute, soucis d'humanité et conscience qu'il a pour mission d'encourager toutes les initiatives qui permettront plus de Fraternité.

Sous ces conditions seulement une élection avec un résultat de 99% me semble opération démocratique réussie, qui mérite qu'on la recherche avant de tenter d'autres méthodes.