29/03/2011

les élections ? J'm'en fous !


" Puisque je n'y comprends rien et que cela ne sert à rien ! "

Ajoutons-en l'issue fatale : la dictature aux slogans simplificateurs que tous comprennent !
Son corollaire : une identité commune et éjection de ceux qui sont "différents".
Et la condition implicite pour y adhérer : avoir la certitude de ne jamais être classé parmi "les autres".
Un détail !? Pour le moins un grand risque, oui ! Voire un risque certain.

Pourquoi dès lors ne pas tenter de réapprendre la démocratie pour tenter ensemble de mieux vivre de façons convenues et évolutives.


Apprendre à élire.
Élire des hommes et des femmes qui portent des projets crédibles et prouvés.
Voter : choisir entre différents projets crédibles et prouvés.

Aux élus ensuite de marier leurs projets et sur base d'un consensus pragmatique de gérer ensemble, au mieux et pour un temps.
Mariage sur beaucoup ou sur peu, qu'importe du moment qu'on gère avec prudence et sagesse.

Un projet pris en compte se doit d'être mûr et d'être ressenti comme tel par la plus large majorité possible. Ne sont pas prêts pour entrer dans le consensus les projets sur lesquels les opinions sont trop étalées.

Élire implique une démarche de confiance entre électeur et élus pour le temps du mandat. A chacun de respecter ce contrat mutuel en toute sa durée.

Toute gestion demande un temps de stabilité avant l'étape suivante.
Chaque nouveau gestionnaire a droit à un temps pour finaliser son projet annoncé sans devoir craindre interférences et chausses-trappes.
Ce qui sinon dilapide à d'autres fins ses énergies positives.
Sauf en situation de catastrophe, gérer un Pays n'a rien à voir avec "tout, tout de suite, ici et maintenant".

Et entre deux élections, que faire ?
Saper le Pouvoir en place ? Les vidéomats préfèrent cette option aux scoops monnayables.
Et c'est bien ce qui en premier mine aujourd'hui nos "pouvoirs politiques" modernes.

"Plus aucun élu n'est crédible, aucun ne parvient conclure un contrat de confiance."
Comment pourrait-il en être autrement si en première ligne les électeurs en eux n'ont pas confiance ?

Une attitude cohérente consiste à immuniser pour la durée de son mandat le pouvoir gestionnaire mis en place, de l'observer, de le contrôler, de l'évaluer, puis d'en tirer les leçons pour affiner notre choix électif suivant. Aussi et surtout de s'informer pour mieux comprendre afin de pouvoir lors des élections  suivantes émettre un vote plus averti, plus responsable.

A quand nos images télévisées s'amusant à nous informer de façon agréable, didactique, voire même ludique, plutôt que se comporter en arme destructrices juste bonnes à publiquement déstabiliser, discréditer toute personne investie d'un mandat public qui "forcément ne peut être que" coupable, menteuse, magouilleuse.

Ne pas aller voter, ne pas s'informer au préalable pour élire avec intelligence, et refuser à l'élu sa confiance, autant d'omissions qui tout droit mènent à la non-démocratie. La démocratie jamais acquise s'évapore rapidement. Recréer un climat de confiance demande des décennies.