27/04/2011

je disparais pour quelque temps ...


... espérant avec ma plume avoir contribué à ce qui pour l'instant me semble essentiel : raviver le goût de vivre ensemble en une démocratie fraternelle. Notamment en ayant avec énormément d'autres tenté de remettre les pendules à l'heure pour ce qui est de notre Belgikske.

Etait important que par des slogans, les uns désinformés arrêtent d'insulter les autres désinformés !

Etait important en Flandre de comprendre le danger d'un parti caméléon qui s'annonçait démocratique et progressiste, et se révèle enfin au grand jour comme incapable de "participer" à quoi que ce soit d'autre que ses visées personnelles qui toutes sont d'extrême droite, nationalistes et flamingantes.

A nos Amis flamands de faire changer le cap et de démonter les tentatives nationalistes qui sinon conduisent à isolement, asservissement et étouffement.

C'est leur problème, en ce sens qu'ils le savent et sont capables de réagir. Sans avoir à les conseiller (au nom de quoi d'ailleurs ?) soutenons les "mauvais flamands" tels qu'ils se déclarent eux-mêmes, concrétisant ainsi leur opposition aux autres convaincus d'une pensée unique.

Du temps leur est encore nécessaire pour se libérer des deux idéologies - ex-chrétienne (= qui 'na rien à voir avec Foi) et maintenant nationaliste - qui à la fois si bien s'entendent (de moins en moins) comme larrons en foire et se haïssent en bandes rivales.
J'ai confiance en mes Amis flamands pour un retour vers des choix plus démocratiques.

Mais reste à faire tout autant et aussi important pour les autres, les démocrates du Sud du Centre et du Nord pour qui il est urgentissime de remettre de l'ordre dans leurs idées et ménageries.

Les "Partis 2011" ont-il encore du sens ?
Leurs membres ne devraient-ils pas s'articuler autrement pour défendre des valeurs modernes et actuelles ?
En quoi des Partis de Gauche avec leur gauche, centre et droite, et des Partis de Droite avec leur droite, centre et gauche sont-ils encore d'avenir ?

- Alors que les défis sont posés par la mondialisation de nos sociétés qui deviennent cosmopolites, polyglottes, multiculturelles, métissées, ... et nous obligent à légiférer vers toujours plus de Fraternité et de Solidarité !

- Alors que des courants de pensées extra-terrestres plus que jamais animent les esprits alarmés, rassurés par des statuts d'intouchables s'ils refusent jusque dans le mort les Lois élémentaires des Humains sur Terre.

- Alors que les lois de la guerre ne parviennent plus à distinguer les belligérants dont on peut affirmer que les moins dangereux sont ceux qui se montrent en uniforme !
Pauvres Conventions de Genève qui se perdent en autant de lambeaux qu'il y a d'installations hospitalières détruites et de civils innocents exécutés.

- Alors que les Maître du Monde sont devenus "anonymes" se mesurant en faux milliards d'eurodollars volés, qu'ils injectent dans le chaos de l'Humanité pour mieux la diviser.

- Alors que les riches se croient pauvres et que les pauvres pensent qu'à demain suffira de faire semblant d'être riche pour mieux être !

Revenons chez nous !
- A quand la fin des particraties ?
- A quand le droit aux députés de s'associer librement sur des propositions de Lois concrètes et non des packages pré-marchandés !
- A quand des projets nécessaires et utiles alimentés par ceux qui savent, exempts de tout préoccupation électorale ?
- A quand le découpage évolutif de nos administrations et territoires en fonction de ceux qui y vivent plutôt que de calculs de sièges multicolores ?
- A quand la démocratie respectueuse de l'autre, de ses idées, de ses besoins légitimes, qu'il soit majorité ou minorité ?

Poser telles questions est certes facile.
Les identifier est pourtant un premier pas.
Les aborder est devenu obligation urgente.

Rester immobile, se conforter dans la nostalgie, refuser d'envisager demain qui déjà est tantôt, ne conduit qu'à distorsions grandissantes, difficultés accrues, amas de contentieux irrésolus, sentiments d'injustices, insécurité philosophique, énervement, fatigue, lassitude, démobilisation, ... et champ libre pour le slogan simplificateur qui nous mènera les uns après les autres vers notre propre guillotine.

Réapprenons à espérer plutôt que de craindre, à sourire autant que nous pleurons, à dire le positif comme nous disons le négatif, à aimer comme nous haïssons, à dire tout haut comme nous n'osons même plus dire tout bas.
Apprenons à nous montrer comme nous nous cachons.
Apprenons à témoigner comme trop souvent nous sommes aveugles
Apprenons à crier note foi en l'Homme plutôt que de nous taire.

Les jours à venir ne seront pas tristes pour notre petit Pays !

Je dédie ce texte à tous ceux qui dans les prochaines heures vont entreprendre des actions fédératrices, manifestations, actions privées, spontanées ou organisées.

Tous qui en outre ont pour devise commune de dénoncer les tentatives nationalistes nocives pour tout ce qui ressemble à l'Humain.
Niet zonder ons / Pas sans nous / Ceci n'est pas un Pic-nic / Camping 16 / De slechte Vlamingen / ... et tous les citoyens, de tous bords appuyés par tant d'universités, artistes et intellectuels.

Certes la démocratie ne se fait pas "dans la rue".

Je souhaite que ces manifestations gardent pour paramètres humour bon-enfant, bon sens, solidarité et humanité.

Mais faut hélas et malheureusement bien constater que c'est le seul moyen vers nos élus de leur exprimer notre colère puisque ce qu'ils nous imposent en rien ne ressemble encore à démocratie d'avenir !

A eux d'inventer celle de demain !

Et de réinventer des élections qui voudront à nouveau dire quelque chose !

Bonne route à tous !