01/12/2011

enfin notre gouvernement de guerre


Car en guerre nous sommes. Cette fois-ci contre le multinational-capitalisme.
Cet ennemi hélas n'a pas d'uniforme, pas de brassard, pas de drapeau et le voir venir n'était réservé qu'à ceux qui en sont !

Pire encore, ses agents infiltrés, ses prêtres, ses collabos se retrouvent certes dans les institutions bancaires, mais aussi - c'est le plus dramatique, on nous a perverti jusque là -  se retrouvent en chacun de nous.
Car tous on nous a habitué au fil des dernières décennies à devenir "capitalistes", à "placer son argent", à trouver prêt plus avantageux, à jouer au "monopoly" comme des grands, alors que dès le départ ne nous était accordé que la place de "petit" qui à la table de poker menteur se fait exploiter dès qu'il mord dans l'hameçon que cache la carotte.

Si toujours il y aura des trop pauvres en tout, pour les autres qui sont très très large majorité, "investir" et chercher "le meilleur taux d'intérêt" (tu parles !) nous est devenu seconde nature ... alors qu'en rien ceci ne nous est préoccupation naturelle. Comme n'a rien de naturel le prisonnier qui doit se condamner à jouer les règles de sa prison, mais qui en rien ne sont celles qu'il suivrait s'il était homme libre !

L'erreur se situe à l'endroit où dans nos têtes l'argent n'a plus relation avec "travail" et devient jeton de super-casino dénommé "la Bourse".
On négocie ses heures de travail, d'effort, de sueur, de don de soi. On ne négocie pas des intérêts sur les intérêts sur le travail qu'on a volé à d'autres.
On ne définit pas non plus par "profiteur sans travail" la victime ce d'erreurs de gestion, le cocu de spéculations sordides qui le dépasse.

Notre État, nos États doivent donc déclarer la guerre à l'ennemi et la mener. L’Europe dont ce fut la première raison d'être - prévenir les agressions extérieures - tarde à monter en ligne ... "UNIE" elle DEVRA finir par l'être. Remarquer qu'en ces termes sa crise dépasse de loin les 535 jours belges !

Notre futur gouvernement sera un gouvernement d'union nationale qui va mener la guerre. Et les mesures qu'il prendra seront des mesures de guerre.
Et les batailles produiront morts, des handicapés, des éclopés. Mais ce sera le prix à payer pour recouvrir notre liberté démocratique que nous avons dilapidée.

Ceux qui devront aujourd'hui "vivre sans" durant un temps, c'est-à-dire la majorité d'entre-nous, peuvent dire que c'est injuste. Et dire que c'est la "faute" des anciens est quelque peu simpliste puisque aujourd'hui ils perpétuent les mêmes erreurs : vouloir jouir aujourd'hui d'un "plaisir espéré" qu'ils ne pourront se permettre que plus tard, lorsque payera pour eux la croissance !

Pas facile !
Essayons : la période des fêtes fait surgir de toutes parts des publicités "tentantes" dit-on (je préfère dire "captivantes"). Ainsi - pour prendre exemple - annoncer à chaque arrêt de bus qu'à "ce prix on mettrait bien une télé dans chaque pièce" ... a pour seul but d'extorquer la prime de fin d'année pour ceux qui en ont encore une. Elle affirme en "ordre d'exécution" une vérité "incontournable" ... qui est fausse et en sus perverse. Puisque la bonne démarche serait (pour ceux qui en ont une !!) : 1. la télé DOIT être remplacée; 2. j'étudie l'offre; 3 une suffit, pourquoi une deuxième ?; 3. vraiment ?; 4. et si "oui j'achète" : je prélève de MON épargne puisque je n'ai ni carte d'achat ni carte de crédit.

Voilà comment nous reprendront du terrain, nous nous libérerons de notre ennemi commun.
Bien plus difficile à faire que de crier à l'injustice, que de dénigrer l’État-Major qui enfin accepte de prendre la direction de la bataille et de comprendre que celle-ci dépend des soldats qui chacun doivent à leur niveau donner le meilleur d'eux-mêmes : à savoir acheter ce dont ils a besoin, et non de se faire voler en achetant le superflu qu'on veut leur imposer de force !

Dur, dur ? Oui. Mais moins sanglant que 40-45, non ? Relativisons nos misères ! Si nous nous indignons c'est que nous risquons d'avoir moins. La crise n'émeut pas celui qui déjà n'avait plus rien !