31/08/2012

la dure Loi de la Loi démocratique


est que sans elle il n'y a pas d'Etat de droit.
Et sans Etat de droit c'est la Loi du plus fort qui décide par l'anarchie, la mafia, la dictature.

La Loi jamais n'est juste. Elle tempère et modère les uns au profit du plus grand nombre, animée par une volonté de Liberté, d'Egalité, de Fraternité, de Solidarité. On attend d'elle d'être équitable.

Toujours trop lentement elle évolue. Heureusement d'ailleurs, sans quoi la population perdrait l'information de règles momentanément établies et pourrait s'imaginer qu'il n'y plus de Lois et qu'il lui faut agir pour compenser son absence.

La Justice démocratique travaille dans le cadre de Lois fixées démocratiquement. Reste aux Juges à juger de façon la plus impartiale possible, c'est-à-dire sans passion, dans l'intérêt de la population toute entière, de la victime lésée et de l'auteur du méfait. Reste aux Juges d'écouter avec équidistance victimes lésées et fauteurs, puis de trancher sans elles, pour le mieux de tous.

Pour chaque individu la sentence n'est donc jamais SA sentence qu'il estimerait être la plus juste. C'est son prix à payer pour continuer à vivre avec l'autre plutôt que devoir se soumettre à la sentence du duel.

Lorsque la Loi se révèle anachronique, désuète, incomplète, ... reste à imaginer, penser, innover, légiférer démocratiquement pour un avenir qu'on souhaite encore un peu plus équitable à défaut de devenir parfaitement juste.

Appliquer la justice avec effet rétroactif ? Impensable. Revoir la notion de la prescription par contre, pourquoi pas ? Comment être prescrit de poursuites pour une Vie qu'on a enlevée à vie !

Inversement, comment juger aujourd'hui alors qu'avant on en aurait jugé autrement, à moins d'avoir à l'époque, selon les moyens de l'époque, faussé la recherche de la vérité !?

Vivre ensemble ... tellement éloigné des lynchages soulignés par les élans de Morricone ...

De la Justice démocratique, soyons en les fiers garants. Il y va des Droits et des Devoirs de l'Homme.

Même si parfois il nous en coûte.