09/12/2012

le rêve, l'utopie,


ne sont pas armes de guerre.
Jamais ils ne parviennent à vaincre le système en place qui se maintient par la force.

Tout système fort heureusement porte en lui sa date de péremption. Son principe de puissance se retourne contre lui, l'affaiblit par ses contradictions, lézarde sa structure, il implose.

Lorsque s'installe le chaos, avec ses perdants, ses victimes, ses horrifiés, ses tétanisés, ses lâches, ... au milieu des décombres restent droit et debout les opportunistes, les rêveurs et les utopistes.

Les opportunistes qui tentent de récupérer le passé pour le reconstruire à leur botte.

Les rêveurs et les utopistes qui trop rarement parviennent à concrétiser leurs rêves et leurs utopies, mais font partie de ceux qui créent de nouveaux lendemains.
Parce qu'en rêvant leurs utopies ils s'entraînent à savoir que toujours pour aller vers mieux on peut faire autrement.

A eux d'inventer ce qui auparavant fut ni possible, ni pensable, ni avouable.