10/02/2013

le mariage pour tous

Soyons francs, traiter du sujet engendre aujourd'hui la confusion générale.

Les uns y voient l'officialisation légale d'un couple à deux auquel on accorde des privilèges légaux, notamment (principalement ?) en vue de sa dissolution par divorce ou décès, et de moins en moins pour protéger les enfants de plus en plus encadrés par des Lois qui leurs sont plus adaptées.

Les autres y voient avant toute chose un engagement d'ordre moral, philosophique, religieux, traditionnel.

Plutôt que de se disputer la propriété du "mariage" et de son contenu, le temps n'est-il pas venu de remettre tout sur le métier ?

1. A-t-il encore du sens de "légaliser" le fait de décider de vivre seul ou en communauté (à deux ou à plus ?) ?  Le temps n'est-il pas venu de refondre les Lois sur base individuelle en lieu et place d'un "contexte social rapproché" évolutif ?

2. Si cette proposition se révélait trop avant-gardiste, sans attendre ne serait-il pas opportun d'évacuer la notion légale du mariage pour la remplacer par la notion affinée d'une cohabitation légale ? La propriété du concept "mariage" dé-légalisé serait alors - pour ceux qui le souhaitent - le complément "extra-légal" auquel chacun y donne un contenu spécifique aux concernés, par exemple selon des us et coutumes dont on sait qu'ils sont à géométrie variable.

Ceci ne fragilisera pas plus qu'avant les enfants qui ne seront plus tributaires d'un "mariage" mais d'une "relation parentale" légalisée. Ils seraient "adoptés" par des "parents", cohabitants ou non, désireux de les reconnaître, de les assumer, de les porter et de les protéger jusqu'à l'âge adulte.

Ceci ne simplifiera pas le combat de certains désireux d'être reconnus comme "mariés" selon des normes édictées par des associations religieuses, philosophiques, ethniques, sportives, ... mais ne confrontera plus leur spécificité à "l’État pour tous".

Ceci ne menacera pas plus qu'aujourd'hui une "moralité publique" balisée par les Droits de l'Homme (et de la Femme !) et une jurisprudence moderne de mieux en mieux affinée.

Ceci évacuera la notion de faute et par conséquent allégera les tribunaux d'un océan de conflits compliqués parce que générés par l'hypocrisie qui oblige à mener en combats juridiques des "règlements de compte" d'un autre type souvent inavouables.

Ceci évitera aux Maires des discours relativisés (souvent humoristiques) quand ils s'acquittent de la lecture de Lois dont tout le monde s'accorde à dire qu'elles sont devenues folkloriques.