10/12/2013

et Nelson, tu ne dis rien !?


beîn non ! J'aurais trop à dire !

A propos de lui , de sa vie, de son combat, de son exemple ...
A propos d'autant d'autres qui comme lui - en même religion "la foi en l'homme" - ont mené et mènent des combats au péril de leur personne, de leur confort, de leur vie et - heureusement pour la plupart d'entre eux - dans l'anonymat.

Mourir en nobody sous la torture a au moins un avantage de taille : en redevenant poussière, leur nom méconnu reste collé à leur âme. Nelson par contre - que j'aurai observé et moralement soutenu tout au long de ma vie - par sa percée apparente n'aura pas eu droit à un hommage intime, doux, aimant, modeste, oublié.

Audimat oblige. Bien malgré lui son nom Mandela sera devenu marque de machine à laver les consciences qu'il suffit de prononcer pour tenter de glisser vers l'arrière des casiers judiciaires d'inhumanité. Combien sont-ils là parmi les 50.000 et autres millions, pour l'Homme, le Démocrate fraternel au-delà de la démocratie ? Combien d'autres sont-ils là pour s'assurer personnellement que cet ennemi de toutes les formes de dictature, toutes racistes ... est bien mort et ne reviendra plus !?

Nelson aura permis de faire avancer une idée majeure dans son combat inachevé :
"Les mauvais ne sont plus par postulat "noirs". Les 'blancs' ne sont plus par postulat les bons."

Aujourd'hui on peut affirmer en vérité scientifiquement incontournable que blanc, noirs, jaunes, rouges et martiens comptent parmi eux en parfaite égalité : des bons, des créateurs de fraternité, des constructeurs de ponts.
Mais aussi des mauvais, des méchants, des crapules, des nocifs, des hominoïdes inhumains ennemis du progrès de l'Homme.

En cela Nelson personnifie un grand pas pour l'Humanité.

Aujourd'hui je suis certes triste.
Non pour Nelson mort dans son lit et du "bon (?)" côté de la barrière. Ouf pour lui !
Mais pour son combat où tout reste à inventer, à faire et à refaire,
en commençant par nous en nous-mêmes.