25/09/2015

aider les réfugiés est un devoir


Je l'affirme sans retenue et très bien les accueillir, nous devons le faire. De façon responsable et compétente, faut-il le préciser ?

Curieux que l'humain qui, seulement lorsqu'il y est acculé, en bon samaritain hésitant s'organise mal et trop tard pour éponger un symptôme qui trop accuse sa conscience endormie.

Plus triste encore est de constater que l'accueil des réfugiés qui capte les médias et les politiques, nos facultés, nos énergie et courages,  nous détourne de l'urgence d'une autre réflexion encore plus fondamentale : celle de devoir changer le droit international obsolète face à une société devenue mondiale.
Aujourd'hui tout concerne tout le monde.
 

La droit de vivre et de penser exige des limites et implicite l'obligation d'intervenir avant qu'elles ne soit franchies. Une réflexion innovante aujourd'hui s'impose, aussi aux champions de la liberté individuelle qui à ce titre trop facilement se débarrassent du devoir de penser à autrui, à l'autre, au nom de l'émancipation de l'homme qu'ils responsabilisent à outrance, aussi lorsqu'il est victime, et qu'en bonne logique ils obligent à ne rien attendre de personne d'autre que de lui-même.

Les catastrophes naturelles et technico-humaines mobilisent de plus en plus. Il le faut puisque toutes nous concernent tous. Cela engendre la mise œuvre d'études scientifiques, l'organisation d'instruments décisionnels performants et oblige à des actions d'envergure. C'est le prix à payer maintenant, sous peine sinon d'être confrontés demain à des situations ingérables qui nous engloutirons tous.

Les catastrophes humaines par contre ne mobilisent personne. Tout au plus on "observe" (?), on sursaute d'effroi, on en parle et puis on s'endort pour oublier. Alors qu'il n'y a pas compétence plus ancienne, plus performante, plus universelle, plus organisée, plus financée  que celle de la gestion des catastrophes d'origine humaines qui ont un nom : "guerres".

Pour prévenir les guerres et leurs conséquences, plus rien n'est à inventer, tout les moyens existent, il suffit d'en changer la doctrine de mise en œuvre. Mettre hors d'état de nuire les bouchers sanguinaires en devenir, avant que par contagion ils ne génèrent adeptes et opposants de même type est à mon avis devenu prévention obligée.

Le principe de non-ingérence n'a plus aucun sens puisqu’il ne protège que les dictatures, et non ceux qu'elles massacrent. Aussi le principe du sacro-saint respect de l’État, même s'il n'y en a pas. Des territoires non gérés ou abandonnés sont propices à tous les cancers et doivent être mis sous tutelle pour un temps (long) si on veut donner une chance qu'y (re-)naisse une vie respectueuse de ce qu'être humain devrait pouvoir dire. Rien de commun avec un quelconque néo-colonialisme.

Demandez la cartographie des Etats qui ne sont plus, et aussi celle des Etats qui bientôt ne seront plus. Vous serez étonné de la précision scientifique avec laquelle tout cela est connu et étudié. Informations jusqu'ici exploitées - hélas - pour planifier la production d'armes qu'en bon marchands que nous sommes, nous vendons à ceux qui en font mauvais usage plutôt de les tourner contre eux avant que trop ils ne nuisent.

Accordons aux peuples martyrs avant qu'ils ne soient martyrisés, intérêt, aide, assistance et même parfois tutelle. Accordons leur au moins le même intérêt que celui que nous avons pour la mise à mort Halal de nos moutons à laquelle nous confronte une certaine tradition religieuse. Ce serait un bon départ.


Allez ! Vite, remettons nos projeteurs sur nos réfugiés : ils le méritent.

Et oublions de trop réfléchir à l'origine qui fit qu'avant d'être réfugiés, comme nous, ils vivaient sur leurs terres et à leur façon relativement épanouis et libres.
Ça dérange ! Et de toute façon ... que peut-on y faire !!!