28/11/2015

humour sain, humour venin

L'humour au détriment de soi - et de tous quand on en fait partie - est succulent, voire même  thérapeutique. Il aide à appréhender nos peurs, à les dédramatiser, à les commuer en mesures de prudence préventive.
Souvent aussi l'humour aide à passer des messages forts sans vouloir trop heurter, à trouver le juste point de concorde lorsque des opinions trop s'opposent.

L'humour au détriment de "l'autre", des autres, n'est rien de moins qu'arme biologique de masse à la portée de petits lâches inconsistants qui par là espèrent se sentir moins seuls. Ils s'empressent (merci internet !) de retransmettre - sans jamais les signer - des slogans idiots, donc criminels. Ils espèrent ainsi pouvoir se disculper de leurs anxiétés face à des problématiques auxquelles ils sont incapables de réfléchir par eux-mêmes.

Lorsque trop elle se répand, la tache d'huile devient nauséabonde et engendre la panique collective qui - pour s'enrayer - s'invente, comme antidote à sa mesure, la sorcière à condamner au bûcher, c'est-à-dire "l'autre" que l'humour venin nous a préparé . Cet "autre" dont pourtant on ne sait rien.

La technique de la puanteur a ses gourous, qui en psychopathes pervers,  manipulent en méthode brutale par la violence et / ou en méthode douce par le chantage affectif. Avec un même but : déstabiliser par la simplification pour régner par la soumission.

Entre humour sain et humour venin, trouver limite est pourtant simple.
De quoi, de qui et comment rirais-je de bon cœur en sa présence si, sur un même radeau,  tous deux nous étions à devoir conjuguer nos efforts pour survivre ?

A huit milliards sur notre petit radeau, pour apaiser la colère des dieux, jour après jour nous donnons en gage la mort d'un "autre", tout en scrutant l'horizon et les cieux d'où devraient venir les solutions, ... 


Alors qu'elles ne sont nulle part ailleurs qu'en chacun de nous-mêmes. Ensemble.

M
arrant ? Non ?