03/09/2016

ttip, ceta, morts d'entreprises, ... sauvons nos démocraties !


J'ai des compétences qui rencontrent les besoins des autres, et j'ai des besoins pour lesquels je n'ai aucune compétence.
Je vends le fruit de mes compétences aux autres. En échange de mes prestations, ils me payent. Ceci me permet de couvrir mes besoins et d'épargner pour les temps difficiles ou pour un achat important.

Mon épargne, je la mets à la banque en sécurité et accepte que cet argent, momentanément dormant, elle l’utilise pour lancer des projets. Tout projet comportant un risque, je comprends et accepte que ma banque compte aux débiteurs un intérêt qui couvre le risque des remboursements défaillants. Mon argent en banque (= mes prestations, mon labeur) toujours m'appartient et m'est du sans perte.

Une entreprise est un ensemble d'individus qui mettent en commun leurs compétences. Ce collectif de compétences appartient aux travailleurs.
Parfois l'entreprise emprunte aux banques pour de nouveaux projets porteurs et pour rénover l'outil, afin de pérenniser le travail et l’avenir de son personnel, ou à défaut de permettre à celui-ci de se reconvertir vers d'autres horizons.
A telle fin, les travailleurs producteurs élargissent leurs rangs à des travailleurs penseurs, organisateurs, planificateurs, inventeurs qui ont pour mission de protéger l'entreprise et ses travailleurs, et d'anticiper tant que ce peut ses possibles avenirs.

L’État engage des frais collectifs pour ses citoyens qui tous sont travailleurs actifs, momentanément empêchés, voire usés, et chacun y participe par l'impôt.
L’Etat engage des dépenses pour les entreprises afin de leur permettre de mieux réaliser leur objectif : tourner rond de façon harmonieuse et équitable. Celle-ci en retour contribuent par l'impôt aux frais engagés pour elles.

Voilà l'économie que je comprends. Economie pour un grand nul. Je ne puis m'exprimer sur ce qui me dépasse.

Mais quand "l'économie que je ne comprends pas", permet que l'épargne ne soit pas restituée, qu'une entreprise se retourne contre ses travailleurs et les trompent, que des travailleurs "non producteurs" corrompus coulent leur entreprise, que les décisions se prennent à l'extérieur de celle-ci ... je la ressens, cette "macro-économie", comme génératrice d'autant de montages bidons nébuleux, qui en fin de compte permettent à certains humains sans états d'âme de s'approprier indûment le fruit du labeur des autres humains.

S'approprier indûment le bien d'un autre s'appelle "voler". L'organiser en association de malfaiteurs se nomme "gangstérisme". Et s'imposer par la force de l'argent volé aux pouvoirs élus est acte de guerre. Cette dernière est aujourd'hui mondiale et anonyme. Je la nomme le "Fricardisme".

Avec beaucoup d'autres, j'aurai passé ma vie à dénoncer les dictatures de tous bords et de toutes formes. Hélas encore toujours elles existent et se renouvellent, et - un comble - sont peu menacées, voire en sous-main sponsorisées.

De toutes les dictatures, le Fricardisme apparaît aujourd'hui comme "dictature des dictatures", car la plus sournoise, raffinée, insaisissable. Une dictature qui tente de détruire les sociétés qui au fil des ans s'éduquèrent à plus de démocratie (NDLR pour ceux qui ne le savent plus : un pouvoir émanant du peuple), pour les ramener à autant de terres d'esclavages, où les humains n'ont plus possibilité de savoir qui sont les maîtres qui sur eux ont droit de vie et de mort.

Elle soumet par le haut, et sape par le bas en inoculant scientifiquement le consumérisme.

Un travailleur remercié, hier, disait avec insistance : "on nous prend pour de la merde". J'ai beau chercher dans mes dictionnaires un mot plus convenant. Et bien non, l'homme a parlé juste : dans le monde du macro-éoonomico-gangstérisme, le travailleur est considéré comme de la merde.

Vive les travailleurs qui aiment leur entreprise autant qu'elle les aime. Tous ensembles.
A défaut sinon, que tôt ou tard que tout et tous soient foutus, aussi même les corrompus.

Le pus curieux est qu'il y a remède : ne plus jouer les règles de fricardisme, mais revenir aux bon sens. Le fricardisme n'a de force que celle de la peur qu'elle induit à ceux qui l'écoutent.