15/03/2018

redevenir piéton - désincarcération interpellante


Mon âge, mon passage à une étape suivante de ma vie, le plaisir de voir de nouveaux paysages supplanté par le bonheur d'échanger avec de belles personnes, ... J'ai donc décidé de me réinvestir, bien plus encore, dans ma fonction première de piéton. Fini le guidon, le volant, ... fini donc mon véhicule personnel, et amplification de mon attachement aux transports publics.

Décision il est vrai importante, au début difficile.

Puis, curieusement une libération. Ne plus avoir à me tracasser pour la machine, son entretien, son entreposage, ses arrêts momentanés, ... Ne plus devoir, sauf situation d'urgence, assumer la responsabilité de la conduite.


Mais plus curieusement encore - je le découvre - libération spectaculaire de la culpabilisation 24 h sur 24 des automobilistes, mis sous pression par des mesures de plus en plus inattendues, partielles, cumulatives, "ciblées" par des "généralités", incohérentes, ...
24 h sur 24 de discours culpabilisants, pour plus d'écologie (mais sans elle), et par baching, la désignant sournoisement comme responsable de ce qui engendre mauvaise humeur auprès des usagers.

Je découvre - par disparition d'une charge émotive permanente - combien toute la journée, le fait d'avoir un véhicule, tout le temps soumet à culpabilisation, jusqu'à l'intégrer et se sentir redevable de dédommagement. Manipulation qui nous encline, bon gré mal gré, à payer cash l'achat d'Indulgences.

En attendant une restructuration écologique fondamentale de notre société et de ses us et coutumes de consommateurs abêtis (souvent évoquée mais aux délais toujours repoussés vers plus tard), surgissent comme des champignons : taxes, contributions, autorisations payantes, rachats de quota d'incivismes pollueurs entre nantis et moins nantis. 


J'arrête ici mon cri d'amertume en pensant à tous ceux qui n'ont pas la liberté de pouvoir de libérer de leur véhicule. Qu'ils réfléchissent au concept anarchiste de la décroissance, aussi démographique.


Voilà que je m'encours vers la pharmacie chercher mon iode antinucléaire. Si ce n'est pas cela se foutre de la gueule des gens !?
Déjà je m'apprête à y retourner pour y recevoir "gratuitement" ma ration de cartouches d'oxygène ... 

Aux fous, je vous dis !